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Entièrement réalisée de 1942 à 1955 par Leduc
et son assistante Gabrielle Messier, la décoration est composée
de 15 immenses tableaux marouflés et d’un ensemble de motifs
décoratifs peint directement sur les murs. Inspiré par la
valeur spirituelle du travail de l’homme en Mauricie, Leduc créa
six tableaux à thèmes historiques, une initiative peu commune
dans le monde de la peinture sacrée. En utilisant une palette de
couleurs sobres et douces, Leduc créa une ambiance propice au recueillement
tel que souhaité par le chanoine Jacob. C’est également
dans ce temple que se retrouve sa plus vaste composition jamais créée
: La Gloire Divine. Celle-ci se déploit avec audace sur une surface
de 32 pieds par 42 pieds, imprégnant ainsi les visiteurs d’une
émotion mémorable. Parmi ses plus grandes réussites, on compte l’église de Saint-Hilaire, la chapelle de l’évêché de Sherbrooke, le baptistère de Notre-Dame à Montréal et bien sûr, l’église Notre-Dame-de-la-Présentation. Leduc n’est pas qu’un peintre religieux. En effet, il a peint des paysages, des portraits et des natures mortes. Il a illustré plusieurs œuvres littéraires et écrit de la poésie. En 1938, il reçut un doctorat honoris causa de l’Université de Montréal. Paul-Émile Borduas fut son élève. Il a côtoyé Jean-Paul Riopelle et Rodolphe Duguay. En 1988, son tableau, "Le petit liseur" fut choisi par la Société canadienne des postes afin de constituer une série de timbres consacrée au chefs-d’œuvre de l’art canadien. En 1996, le Musée des beaux-arts de Montréal et le Musée du Québec ont organisé une grande rétrospective de son œuvre.
Gabrielle Messier est née à Mont-Saint-Hilaire (village natal d’Ozias Leduc), le 4 décembre 1904. Très tôt, elle s’intéressa à la peinture. Elle fut l’élève de Louis-Philippe Martin et de Pierre Chivé. Toutefois, c’est en 1940 qu’elle devint l’élève d’Ozias Leduc. En 1942, celui-ci lui demanda d’être sa collaboratrice pour le projet de décoration de l’église Notre-Dame-de-la-Présentation. C’est d’ailleurs elle qui réalisa le dernier tableau ("L’assomption et le couronnement de la Vierge") d’après les esquisses de M. Leduc, qui décéda avant d’avoir complété son projet. Elle se rendit ensuite étudier à Paris pour revenir dans son village natal et y fonder une école de peinture où elle enseigna aux enfants. Mme Messier jouera un grand rôle dans la mise en valeur de l’œuvre d’Ozias Leduc. Elle offrira sa collaboration à la compilation des archives du peintre permettant ainsi à la population de mieux comprendre l’apport important de cet artiste dans l’histoire de l’art québécois. Sa carrière qui s’est échelonnée sur près de 80 ans, l’aura amenée à réaliser des paysages, des natures mortes et des portraits, en plus de toucher à l’art religieux, rassemblant plus de 675 œuvres. À partir de 1988, installée à Port-Daniel en Gaspésie, elle peindra jusqu’à son décès, à l’âge de 98 ans. Elle nous fera l’immense honneur de célébrer ses funérailles et d’être inhumée, ici, à l’église Notre-Dame-de-la-Présentation, là où elle a sans aucun doute réalisée un des projets les plus importants de sa carrière. |
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